Avec Thérèse et François, cheminer en confiance…

Avec Thérèse et François, je vous invite en ce mois d’octobre, à cheminer dans la confiance… avec leur boussole, l’Évangile ! Thérèse de Lisieux, fêtée le 1er octobre, illumine ce mois. Elle peut éclairer notre chemin de chrétien. Son message : revenez à la clarté et à la simplicité de l’Évangile et vous y trouverez le vrai visage de Dieu !

Dieu est juste, c’est-à-dire, comme elle l’écrit elle-même, qu’il connaît notre fragilité : Quelle douce joie de penser que le Bon Dieu est juste c’est-à-dire qu’il tient compte de nos faiblesses, qu’il connaît parfaitement la fragilité de notre nature… De quoi donc aurais-je peur ? Quelques lignes auparavant, elle a l’audace d’écrire : C’est l’amour seul qui m’attire, c’est l’abandon seul qui me guide, je n’ai point d’autre boussole. Ces citations pourraient être gravées sur la porte de notre réfrigérateur, sur le linteau de notre porte d’entrée ou encore sur le miroir de notre salle de bain…

Si nous croyons vraiment en ce visage de Dieu, alors, toujours avec Thérèse, comment ne pas redire : Je comprends si bien qu’il n’y a que l’amour qui puisse nous rendre agréables au Bon Dieu que cet amour est le seul bien que j’ambitionne.

Lorsque l’on sait dans quel contexte ces affirmations ont pu être écrites, on ne peut que s’émerveiller. La plupart de ceux qui gravitaient dans l’entourage de cette jeune fille de 24 ans avaient peur de Dieu, de sa colère et de ses foudres. Thérèse, elle, se dresse contre cette conception de Dieu et nous, probablement, avec elle. Très jeune, elle prend dans sa prière un prisonnier condamné à mort, criminel nommé Pranzini, et le considère comme son frère pouvant recevoir la miséricorde. Elle s’appuie sur les paraboles de la miséricorde du chapitre 15 de Saint Luc et découvre ainsi le caractère du Bon Dieu. Elle s’oppose avec charité à tous ceux qui voient Dieu autrement.
Elle nous invite à nous éloigner de la nécessité d’acquérir des mérites à tour de bras pour espérer entrer dans le cœur de Dieu pour l’éternité.

Merci Thérèse ! Toi, jeune de la fin du XIXe siècle, d’un autre temps, ton message reste jeune car il est pétri d’Évangile : il nous rejoint. Alors avec toi, nous nous adressons à Dieu : Comment ma confiance aurait-elle des bornes ?

Certains d’entre nous rappelleront à juste titre que le mois d’octobre, c’est aussi la fête de Saint François. Lui aussi nous invite à mettre l’Évangile dans notre vie. Les pôles principaux autour desquels s’articule son message pourraient être comme autant de piliers pour notre vie aujourd’hui : la quête du Christ, une vie de simplicité, le souci du respect de la création, la fraternité. L’énergie qui irrigue le cœur de François, c’est la charité qu’il sait puiser à la source qu’est le Christ.

Avec Thérèse, avec François, sommes-nous conduits si haut que nous décollons de la terre ? Leur message n’est-t-il bon que pour les moines et les religieuses ? Et si nous tentions de partager leurs certitudes, de les faire nôtres, d’en vivre pour mieux vivre les engagements qui sont les nôtres, ceux de notre quotidien familial et professionnel bien incarnés ?  Leur boussole ? L’Évangile. Et nous, notre boussole ?

Père Raphaël Outré, curé de Saint-François-des-Coteaux